Tour de la pointe des Cerces : une boucle d’altitude d’exception en vallée de la Clarée

1 septembre 2026 15 min de lecture
Préparez votre tour de la pointe des Cerces : itinéraire de 2 à 3 jours au départ du parking de Laval, cols et lacs d’altitude en vallée de la Clarée, bivouac, refuges et conseils pratiques pour un trek réussi dans le massif des Cerces.

Tour de la pointe des Cerces : une grande boucle d’altitude en vallée de la Clarée

Le tour de la pointe des Cerces est l’un des plus beaux circuits d’altitude des Alpes françaises. Cette grande randonnée forme une boucle complète autour de la pointe des Cerces et du massif des Cerces, en reliant cols, lacs et vallées sur plusieurs jours. L’itinéraire se déroule entre la vallée de la Clarée et les hauts plateaux de la Savoie, avec des panoramas constants sur les lacs d’altitude, les crêtes rocheuses et les grands sommets frontaliers.

Au départ du parking de Laval (environ 2 030 m, coordonnées indicatives 45.019 N / 6.507 E), au fond de la vallée de la Clarée, le sentier s’élève rapidement vers les alpages et les premiers lacs. Le tour de la pointe des Cerces se parcourt en général en deux ou trois jours, avec des variantes possibles pour rallonger le trek ou ajouter un col supplémentaire. Les marcheurs confirmés apprécient la diversité des passages d’altitude, la succession de lacs comme le lac des Béraudes, le lac des Cerces ou le lac de la Ponsonnière, et la possibilité de combiner refuges gardés et bivouac.

Ce tour de la pointe des Cerces s’adresse à des randonneurs ayant déjà une bonne expérience de la montagne. Le dénivelé cumulé, la longueur de l’itinéraire et la présence de passages raides sur certains sentiers exigent une préparation sérieuse. En contrepartie, la boucle offre une immersion totale dans un massif préservé, loin des foules, avec des points de vue remarquables sur la vallée de la Clarée, la Savoie voisine et les grands sommets des Alpes.

Cols, lacs et vallées : comprendre la géographie du massif des Cerces

Pour bien préparer un tour de la pointe des Cerces, il faut d’abord comprendre la géographie du massif des Cerces. Ce massif des Cerces se situe à la frontière entre les Hautes Alpes et la Savoie, au nord de Briançon, et domine la vallée de la Clarée et la haute vallée de la Guisane. Les cols d’altitude structurent l’itinéraire, avec notamment le col des Béraudes (environ 2 770 m), le col des Cerces (environ 2 570 m) et le col de la Ponsonnière (environ 2 610 m), qui permettent de passer d’une vallée à l’autre.

Les lacs d’altitude sont l’autre grande signature de ce tour de la pointe des Cerces. Le lac des Béraudes, niché sous le col des Béraudes à près de 2 500 m, séduit par sa couleur turquoise et son cadre minéral, tandis que le lac des Cerces s’étire au pied de la pointe des Cerces, avec un bord de lac idéal pour une pause. Plus loin, le lac de la Ponsonnière et le lac de la Clarée complètent cette mosaïque de lacs, sans oublier le discret lac Ban, parfois nommé Ban lac sur certaines cartes, qui offre un coin plus sauvage.

Entre ces lacs et ces cols, la vallée de la Clarée joue un rôle central dans le circuit. Le fond de la vallée de la Clarée, accessible en voiture jusqu’au parking de Laval, sert de porte d’entrée à la plupart des itinéraires de randonnée et de trek vers la pointe des Cerces. Pour ceux qui souhaitent varier les plaisirs de la montagne, les activités de canyoning et de spéléologie dans les Hautes Alpes, présentées dans cette interview dédiée au canyoning et à la spéléologie, offrent un complément intéressant à un séjour orienté cols et sentiers d’altitude.

Itinéraire type : du parking de Laval aux refuges et lacs d’altitude

Un itinéraire classique pour le tour de la pointe des Cerces commence au parking de Laval, au bout de la vallée de la Clarée. Depuis ce parking de Laval, un sentier bien marqué remonte la vallée, longeant parfois la Clarée et ses méandres, avant de se diriger vers les premiers lacs. Les randonneurs peuvent choisir de monter d’abord vers le lac des Béraudes par le col des Béraudes, ou de rejoindre directement le secteur du lac des Cerces et du col des Cerces.

Sur deux jours, un découpage fréquent consiste à relier le parking de Laval au secteur du lac des Béraudes (environ 800 m de dénivelé positif et 4 à 5 heures de marche selon les topos IGN et FFRandonnée), puis à basculer le lendemain vers le col des Béraudes et le lac des Cerces avant de revenir vers la vallée. Le sentier grimpe en lacets jusqu’au lac des Béraudes, puis se poursuit vers le col des Béraudes, qui ouvre une vue large sur le massif des Cerces et les Alpes environnantes. De là, un itinéraire en balcon permet de rejoindre le secteur du lac des Cerces, où le bord du lac constitue un lieu privilégié pour une pause, un bivouac réglementé ou une nuit en tente légère, en respectant les règles locales.

Pour structurer ce trek, de nombreux marcheurs combinent bivouac et nuit en refuge. Le refuge des Drayères (environ 2 180 m, coordonnées indicatives 45.046 N / 6.472 E), situé dans un vallon latéral, constitue une étape confortable sur ce circuit de la pointe des Cerces, tout comme d’autres refuges de la vallée de la Clarée. Les professionnels de la montagne, comme ceux présentés dans cette interview sur le métier de guide d’escalade et de canyonisme, rappellent régulièrement l’importance de bien préparer son itinéraire, de vérifier la météo et de respecter les consignes des gardiens de refuge.

Cols d’altitude emblématiques : col des Cerces, col de la Ponsonnière et plan Lachat

Le cœur sportif du tour de la pointe des Cerces se joue sur les cols d’altitude. Le col des Cerces, situé entre le lac des Cerces et la vallée de la Guisane, offre un passage clé entre les versants Clarée et Savoie, avec une vue saisissante sur la pointe des Cerces. Le col de la Ponsonnière, accessible depuis le lac de la Ponsonnière, marque un autre temps fort du circuit, avec un panorama ouvert sur les grands sommets des Alpes et les plateaux d’altitude.

Ces cols d’altitude exigent une bonne condition physique, surtout si l’on enchaîne col des Béraudes, col des Cerces et col de la Ponsonnière sur un même tour. Les pentes peuvent être raides, parfois encore enneigées en début de saison, ce qui impose de maîtriser l’orientation et de savoir adapter son itinéraire. Sur le versant Savoie, le secteur de Plan Lachat, au-dessus de Valloire (environ 1 960 m), permet de rejoindre ou de quitter le tour des Cerces, offrant une variante intéressante pour ceux qui souhaitent combiner ce trek avec un road trip alpin plus large.

Certains randonneurs choisissent d’intégrer le tour de la pointe des Cerces dans un road trip en Provence Alpes Côte d’Azur, en reliant la vallée de la Clarée à d’autres massifs. Après plusieurs jours sur les sentiers d’altitude, une étape plus douce en bord de mer, par exemple sur les plages préservées de Marseille décrites dans cet article sur les plages secrètes de Marseille, permet de varier les ambiances. Cette alternance entre cols, lacs et littoral illustre parfaitement la richesse d’un voyage en Provence Alpes Côte d’Azur.

Bivouac, refuges et sécurité : organiser son trek autour de la pointe des Cerces

Le tour de la pointe des Cerces se prête bien au bivouac, mais dans un cadre strictement réglementé. Dans la vallée de la Clarée et autour des lacs d’altitude, le bivouac n’est autorisé que de manière temporaire, généralement du soir au matin, et à distance des refuges et des bordures de lac. Installer sa tente près du lac des Cerces, du lac des Béraudes ou du lac de la Ponsonnière impose donc de respecter les zones autorisées et de limiter son impact sur le milieu fragile.

Les refuges jouent un rôle essentiel dans l’organisation de ce circuit. Le refuge des Drayères, souvent appelé refuge des Drayères dans les topos, constitue une base idéale pour explorer le vallon voisin et les lacs environnants, tandis que d’autres refuges de la vallée de la Clarée complètent le maillage. Alterner nuits en refuge et nuits en bivouac permet de profiter du confort d’un repas chaud, de conseils actualisés sur l’état des sentiers et des cols, tout en gardant la liberté d’un trek itinérant autour de la pointe des Cerces.

La sécurité reste un point non négociable sur ce type d’itinéraire en cols d’altitude. Avant de se lancer sur le tour des Cerces, il est indispensable de consulter la météo, de vérifier l’enneigement des cols comme le col des Béraudes ou le col des Cerces, et de prévoir un équipement adapté. Une bonne carte au 1/25 000 (type IGN), une trousse de secours, des vêtements chauds et une réserve d’eau suffisante sont indispensables, surtout si l’on s’éloigne des refuges pour bivouaquer près d’un lac isolé comme le lac Ban ou le lac de la Clarée.

Expérience de voyage : de la vallée de la Clarée aux grands espaces alpins

Vivre le tour de la pointe des Cerces, c’est accepter de ralentir et de s’immerger dans un rythme de marche. Chaque journée de randonnée alterne montées vers un col, traversées de vallées et pauses au bord d’un lac, avec la pointe des Cerces en toile de fond. Les contrastes entre les prairies fleuries de la vallée de la Clarée, les pierriers du massif des Cerces et les eaux calmes des lacs d’altitude créent une expérience sensorielle forte.

Ce trek convient particulièrement aux voyageurs qui cherchent à conjuguer effort physique et contemplation. Les étapes autour du lac des Cerces, du lac des Béraudes ou du lac de la Ponsonnière invitent à s’asseoir au bord du lac, à observer la lumière changer sur les parois rocheuses et à ressentir la solitude des grands espaces. Un randonneur racontait ainsi avoir attendu le coucher du soleil au bord du lac des Cerces, avec les derniers rayons qui embrasaient la pointe des Cerces, avant de rejoindre son bivouac discret pour la nuit.

Pour un voyage en Provence Alpes Côte d’Azur centré sur les cols et sentiers d’altitude, le tour des Cerces peut constituer la pièce maîtresse d’un séjour. On peut l’associer à d’autres randonnées en Savoie ou dans les Hautes Alpes, ou l’intégrer à un road trip plus vaste entre montagnes et littoral. Cette boucle autour de la pointe des Cerces offre alors un fil conducteur, une colonne vertébrale qui structure l’ensemble du voyage et donne du sens à chaque étape.

Conseils pratiques pour réussir le tour de la pointe des Cerces

La réussite d’un tour de la pointe des Cerces repose sur une préparation minutieuse. Il est recommandé de planifier ses étapes en fonction des refuges ouverts, des zones de bivouac autorisées et de la difficulté des cols d’altitude à franchir. Le choix du sens de parcours, par exemple en montant d’abord vers le lac des Béraudes et le col des Béraudes ou en privilégiant le secteur du lac des Cerces et du col des Cerces, influence aussi la répartition du dénivelé.

Pour optimiser son itinéraire, mieux vaut étudier les cartes détaillées de la vallée de la Clarée, du massif des Cerces et du versant Savoie autour de Plan Lachat. Les variantes par le lac de la Clarée, le lac Ban ou certains sentiers en balcon permettent d’adapter le circuit au niveau de chaque groupe, tout en restant dans l’esprit du tour des Cerces. Un repérage des points d’eau, des zones de bord de lac propices à la pause et des accès routiers, comme le parking de Laval ou la route de Plan Lachat, facilite aussi la logistique.

Enfin, il est judicieux d’intégrer ce trek dans un projet de voyage plus global en Provence Alpes Côte d’Azur. Après plusieurs jours autour de la pointe des Cerces, certains voyageurs choisissent de prolonger leur séjour par des activités plus douces, comme la visite de villages alpins ou une étape en bord de mer. Cette alternance entre cols, lacs, vallées et littoral renforce la richesse de l’expérience, tout en offrant des temps de récupération bienvenus après l’intensité des sentiers d’altitude.

Chiffres clés sur la randonnée autour de la pointe des Cerces

  • La vallée de la Clarée compte de nombreux lacs et laquets d’altitude accessibles par des sentiers balisés, ce qui en fait l’un des secteurs les plus denses en lacs des Alpes françaises (données issues de documents du Parc national des Écrins et des topos locaux).
  • Le dénivelé cumulé d’un tour complet de la pointe des Cerces dépasse généralement 1 500 à 2 000 mètres, selon les variantes choisies, ce qui classe ce circuit parmi les randonnées de niveau intermédiaire à soutenu (topos de la Fédération française de la randonnée pédestre).
  • Les refuges de la vallée de la Clarée, dont le refuge des Drayères, offrent chaque été plusieurs dizaines de places d’hébergement, permettant d’accueillir chaque saison de nombreux randonneurs sur les itinéraires de trek d’altitude (chiffres indicatifs communiqués par les gardiens de refuges).
  • Les cols d’altitude du secteur, comme le col des Béraudes, le col des Cerces ou le col de la Ponsonnière, se situent généralement entre 2 500 et 2 800 mètres, ce qui impose une acclimatation progressive pour les randonneurs peu habitués à l’altitude (références cartographiques IGN).

FAQ sur le tour de la pointe des Cerces et la vallée de la Clarée

Quel est le meilleur point de départ pour le tour de la pointe des Cerces ?

Le point de départ le plus pratique pour le tour de la pointe des Cerces est le parking de Laval, au fond de la vallée de la Clarée. Ce parking permet d’accéder rapidement aux sentiers menant vers le lac des Béraudes, le lac des Cerces ou le refuge des Drayères. En haute saison, l’accès peut être régulé par des navettes, ce qui impose de vérifier les modalités avant le départ.

Combien de jours faut il prévoir pour ce circuit d’altitude ?

La plupart des randonneurs prévoient deux à trois jours pour réaliser un tour classique de la pointe des Cerces. Ce délai permet de franchir les principaux cols d’altitude, de profiter des lacs et de passer au moins une nuit en refuge ou en bivouac. Les marcheurs expérimentés peuvent rallonger le circuit en ajoutant des variantes vers d’autres lacs ou vallons.

Le bivouac est il autorisé autour des lacs des Cerces et des Béraudes ?

Le bivouac est généralement toléré de manière réglementée autour des lacs d’altitude, comme le lac des Cerces ou le lac des Béraudes, mais uniquement du soir au matin. Il est interdit de camper en journée et de s’installer trop près du bord du lac, afin de préserver les berges et la faune. Il est indispensable de se renseigner sur les règles locales auprès des offices de tourisme ou des gardiens de refuge.

Faut il un niveau technique élevé pour franchir les cols d’altitude du secteur ?

Les cols comme le col des Béraudes, le col des Cerces ou le col de la Ponsonnière ne nécessitent pas de compétences d’alpinisme, mais demandent une bonne condition physique et une habitude de la marche en terrain montagneux. Certains passages peuvent être raides ou instables, surtout en début de saison avec des névés résiduels. Des bâtons de marche et de bonnes chaussures de randonnée sont fortement recommandés.

Peut on intégrer le tour des Cerces dans un road trip en Provence Alpes Côte d’Azur ?

Il est tout à fait possible d’intégrer le tour de la pointe des Cerces dans un road trip plus large en Provence Alpes Côte d’Azur. La vallée de la Clarée se combine facilement avec d’autres massifs alpins, comme les Écrins ou le Queyras, et avec une étape en bord de mer sur la Côte d’Azur. Cette combinaison permet de varier les ambiances, entre cols d’altitude, lacs de montagne et plages méditerranéennes.