Une maison indépendante à la porte de la vieille ville
L'avenue des Poilus borde le centre de Vence, à l'endroit où la ville moderne s'arrête et où commencent les remparts. Le Diana occupe cette position charnière, ce qui vaut mieux qu'une adresse dans la colline quand on vient pour la ville elle-même. C'est une maison indépendante, vingt-sept chambres, tenue par des gens qui ont refusé le vocabulaire des chaînes : ni moquette de couloir interminable, ni décor décliné à l'identique, mais un parti pris sobre et chaleureux, revendiqué comme tel. On y entre à pied, en revenant du marché, et c'est exactement ce que l'on attend d'un hôtel de centre-ville.
Pourquoi cette adresse fonctionne
Pour trois choses que peu d'établissements réunissent ici. La position, d'abord : cinq minutes à pied des places et des ruelles, dix des musées, vingt minutes de voiture des plages, ce qui permet d'alterner ville et mer sans s'organiser. Le toit, ensuite, avec sa terrasse, ses transats et son bain à remous panoramique, espace que l'on ne trouve pas dans cette catégorie et qui remplace avantageusement le jardin d'un hôtel de colline. Le parking privé et sécurisé, enfin, argument décisif dans une ville dont le centre se gare mal.
Pourquoi cet emplacement
Vence est une ville d'art autant qu'un bourg provençal. La chapelle du Rosaire, décorée par Matisse au terme de plusieurs années de travail, se visite à quelques minutes ; la cité historique enserre sa cathédrale, sa place du Peyra et ses fontaines ; le marché anime la place du Grand Jardin. Autour, Saint-Paul-de-Vence et la Fondation Maeght, Tourrettes-sur-Loup et les gorges du Loup composent une boucle d'une journée. Ce que l'emplacement impose : nous sommes en ville, avec ses bruits de rue, et la mer demande une vingtaine de minutes de route.
L'essentiel en bref
Prix : milieu de gamme
Vibe : indépendant, sobre et chaleureux, esprit de ville d'art
Chambres : vingt-sept chambres en quatre catégories, confort, supérieure, triple avec balcon et suite Matisse
Idéal pour : les séjours culturels entre Vence et Saint-Paul, les familles avec une chambre triple, les voyageurs qui veulent tout faire à pied
Ce que nous préférons ici : le bain à remous du toit, en fin de journée, avec les collines du pays vençois en face
Table : pas de restaurant, mais un buffet du matin généreux et les tables de la vieille ville à cinq minutes
Équipements : terrasse rooftop avec transats et bain à remous, parking privé sécurisé, conciergerie
À voir autour : la chapelle du Rosaire de Matisse, la cité historique de Vence et la place du Peyra, Saint-Paul-de-Vence et la Fondation Maeght, Tourrettes-sur-Loup, les gorges du Loup
Quatre catégories, et une suite qui porte le nom de Matisse
La gamme est lisible. Les chambres confort tiennent une vingtaine de mètres carrés et suffisent pour deux nuits de visite. Les supérieures gagnent un peu d'espace. Les triples ajoutent un balcon, ce qui en fait la formule la plus commode pour une famille. Au sommet, la suite Matisse, la plus grande, rend hommage au peintre qui a laissé à Vence son œuvre la plus intime. Le point commun est la retenue de la décoration : des matières simples, des couleurs calmes, et l'absence de ce sentiment de déjà vu qui gâche les hôtels de passage.
Le toit, les transats et le bain à remous
C'est le geste qui distingue la maison. Plutôt que d'ajouter une salle commune de plus, le Diana a ouvert son toit : une terrasse dégagée, des transats, et un bain à remous d'où l'on regarde les collines qui montent vers le Baou. On y monte en fin d'après-midi, quand la ville se vide de ses visiteurs et que la lumière tombe à plat sur les toits. C'est un espace que l'on n'attend pas dans un hôtel de cette catégorie, et qui change la manière d'occuper la fin de journée.
Une conciergerie qui connaît le pays vençois
Dernier point, et il compte dans une région saturée d'adresses : la maison assume un rôle de conseil, avec des recommandations personnelles plutôt qu'une pile de dépliants. Les tables du centre, les horaires calmes pour visiter la chapelle du Rosaire, les sentiers des gorges du Loup, les jours de marché : ce sont ces indications qui font gagner une demi-journée à un voyageur pressé. Pour un séjour court dans le pays vençois, savoir à qui poser la question vaut autant qu'une chambre plus grande.