Trois bâtiments, une piscine et les pins de Jean Mus
Le chemin du Pinet monte doucement, à l'écart du village, dans un quartier de villas et de pinèdes. Lou Pinet y occupe une maison des années soixante remise en jeu par Maisons Pariente, qui l'a rouverte à l'été 2020. Trois bâtiments encadrent une piscine centrale ; autour, le jardin a été redessiné par Jean Mus, paysagiste grassois, qui a planté de la lavande, des herbes aromatiques et laissé les pins parasols tenir le rôle principal. À l'intérieur, Charles Zana a travaillé un vocabulaire vintage, chaleureux, sans nostalgie appuyée. L'ensemble ressemble moins à un hôtel qu'à une maison de famille agrandie.
Pourquoi cette adresse fonctionne
Parce que tout y est tourné vers le dehors. La piscine, l'une des plus grandes de la presqu'île, tient lieu de place du village et rassemble les résidents ; la plupart des chambres ouvrent sur leur propre jardin, ce qui permet de ne croiser personne si l'on préfère. Parce que la maison assume un registre plutôt qu'un catalogue de prestations : un paysagiste, un architecte d'intérieur, une table, un spa, et rien de superflu. Et parce qu'à Saint-Tropez, dormir hors du village en gardant la marche à pied possible reste un luxe rare.
Pourquoi cet emplacement
Le quartier du Pinet est résidentiel, silencieux, planté de pins. On est à une dizaine de minutes de la place des Lices, de son marché et de ses terrains de boules, donc du cœur historique, du vieux port et de la Ponche, sans en subir l'animation nocturne. La mer n'est pas loin, et la route des plages de Pampelonne file à l'est. C'est la bonne géographie pour un séjour qui alterne piscine, village et plage, sans avoir à choisir son camp en arrivant.
L'essentiel en bref
Prix : luxe
Vibe : vintage méditerranéen, végétal, familial
Chambres : trente-quatre chambres et suites dans trois bâtiments, la plupart avec jardin privatif et terrasse
Pour qui : couples, familles, séjours de plusieurs jours où l'hôtel compte autant que la destination
Ce que nous préférons ici : les pins parasols laissés au centre du jardin par Jean Mus
Table : Beefbar, viandes d'exception et poissons de Méditerranée, terrasses sur la piscine
Services : spa Tata Harper avec hammam et cabines dont une double, salle de sport, grande piscine, animaux acceptés
À voir : place des Lices et son marché à dix minutes, vieux port et quartier de la Ponche, plages de Pampelonne, vignobles de la presqu'île
Trente-quatre chambres, presque toutes avec leur jardin
La répartition en trois bâtiments évite l'effet couloir : on rejoint sa chambre par le jardin, pas par un corridor moquetté. La majorité des logements dispose d'un espace extérieur privatif, terrasse ou jardin, parfois de plain-pied avec la végétation. Les intérieurs signés Charles Zana mêlent bois, céramique et textiles dans une palette chaude, avec ce goût du mobilier des années cinquante et soixante qui fait l'identité de la maison. Les suites ajoutent du volume et, pour certaines, une vue sur la pinède plutôt que sur le bassin.
Le Beefbar, la piscine et le spa en grotte
La table de l'hôtel est une adresse Beefbar : viandes travaillées avec sérieux, poissons de Méditerranée, terrasses posées au bord du bassin, service qui se prolonge tard l'été. Le spa, lui, joue exactement l'inverse : creusé comme une grotte à l'écart du jardin, il abrite deux cabines, dont une double, un hammam et les soins de la marque américaine Tata Harper, adeptes des formules naturelles. Une salle de sport complète l'ensemble. Entre les deux, la piscine occupe le centre de la journée, et c'est autour d'elle que l'hôtel se rassemble.
Saison, familles et vie à l'hôtel
Comme la plupart des maisons de la presqu'île, Lou Pinet vit au rythme de la saison : la bonne fenêtre va du printemps à l'arrière-saison, et septembre reste le meilleur compromis entre la chaleur de l'eau et le calme retrouvé du village. Les familles y sont à l'aise, les animaux acceptés. L'arrivée se fait en fin d'après-midi, le départ jusqu'à midi. Et si l'on vient ici, c'est pour rester : une adresse pensée pour les journées entières, pas pour une nuit d'étape.