Sept hectares de pins au bout de la presqu'île
Le Cap-Ferrat est une presqu'île de villas, de murs hauts et de pins parasols, glissée entre la rade de Villefranche et Beaulieu, à mi-chemin de Nice et de Monaco. L'hôtel en occupe la pointe depuis plus d'un siècle : une grande bâtisse blanche à la façade Belle Époque, entourée de sept hectares de jardin planté de pins maritimes, d'oliviers et d'agaves. On arrive par une allée qui monte, on traverse un hall clair, et la mer apparaît d'un coup, par la terrasse, l'horizon ouvert des deux côtés. C'est l'un des derniers endroits de cette côte où le paysage n'a pas été découpé en parcelles.
Pourquoi cette adresse fonctionne
Parce que le domaine est assez vaste pour qu'on n'en sorte pas. Le parc, la piscine en bord de mer, le club de plage, les courts de tennis et le spa remplissent une journée entière sans qu'il faille prendre la voiture, ce qui, sur cette portion de littoral, vaut de l'or en été. Parce que le service tient de la maison plutôt que de la chaîne, ensuite : soixante-quatorze clés seulement pour une telle emprise au sol, dont vingt-quatre suites et quelques chambres à bassin privatif. Et parce que la table étoilée, servie sous les pins, dispense de redescendre dîner en ville.
Pourquoi cet emplacement
Saint-Jean-Cap-Ferrat est un village de pêcheurs devenu l'une des adresses les plus discrètes de la Riviera, et la presqu'île se découvre surtout à pied. Le sentier du littoral en fait le tour en deux heures, entre criques et propriétés cachées. La villa Ephrussi de Rothschild et ses jardins sont à quelques minutes, la plage de Paloma et le port également. Nice est à une vingtaine de minutes par la basse corniche, Monaco à peine plus loin dans l'autre sens, Villefranche-sur-Mer juste avant. En pleine saison, la route qui dessert le cap se charge, et l'on gagne à sortir tôt ou tard.
L'essentiel en bref
Prix : €€€€, catégorie palace
Ambiance : Belle Époque, pins maritimes, blanc et bleu
Chambres : soixante-quatorze chambres et suites, dont vingt-quatre suites, quelques-unes à piscine privée, plus une villa
Idéal pour : les couples, les familles en séjour long, les habitués de la Riviera
Notre coup de cœur : le funiculaire privé qui descend au Club Dauphin, et la piscine posée au niveau de la mer
Table : trois restaurants, dont Le Cap et son étoile, servi sous les pins
Équipements : spa de sept cent cinquante mètres carrés, sauna et hammam, piscine à débordement au bord de l'eau, club de plage, tennis, parc de sept hectares, animaux acceptés
À voir autour : le sentier du littoral du Cap-Ferrat, la villa Ephrussi de Rothschild, la plage de Paloma, Villefranche-sur-Mer, Beaulieu, Nice et Monaco
Le funiculaire, le Club Dauphin et la piscine
C'est la signature de la maison, et elle n'a rien d'anecdotique. Le jardin descend en pente raide jusqu'à la mer, et un funiculaire privé, climatisé, relie l'hôtel au Club Dauphin installé sur les rochers. En bas, la piscine se prolonge visuellement dans la Méditerranée, avec un restaurant de plage, des transats et l'accès à l'eau. On y passe la journée entière, et l'on remonte pour l'apéritif. Cette organisation verticale donne d'ailleurs son rythme au séjour : les matinées se passent en haut, sous les pins, les après-midi en bas, au niveau de l'eau.
Le spa, la table et le reste du domaine
Le spa occupe sept cent cinquante mètres carrés, avec sauna, hammam et cabines de soin, complétés d'un espace de remise en forme. Deux courts de tennis tiennent dans le parc, ce qui est devenu rare sur un littoral où le foncier se compte au mètre carré. Côté table, trois restaurants se répartissent la journée, dont Le Cap, étoilé, servi sous les pins face à la mer. Dernière précision utile pour organiser un séjour : le domaine est en pente, les circulations extérieures comportent escaliers et dénivelés, et la voiture reste conseillée pour rayonner entre Nice et Monaco.