Onze chambres derrière une façade de 1900
La rue de la Buffa est l'une de ces artères niçoises que l'on traverse sans les voir, parallèle à la mer, bordée de commerces de quartier et de belles façades. Au numéro 65, une maison de ville de 1900 a gardé ses moulures et sa porte cochère. Derrière, onze chambres seulement, réparties sur trois étages, dans une décoration contemporaine qui n'a pas cherché à imiter l'ancien. Une simple, une double standard, une supérieure de dix-sept mètres carrés, une junior suite de vingt-trois : la carte tient en quatre lignes. L'insonorisation a été refaite, la climatisation aussi, et l'on comprend vite que la maison se joue sur le service plutôt que sur le décorum.
Pourquoi cette adresse fonctionne
Parce qu'à onze chambres, personne ne se cache derrière un protocole. L'accueil est celui d'un petit hôtel de famille, avec ce que cela suppose de conseils donnés au bon moment, de bagages gardés et d'arrangements de dernière minute. Parce que l'emplacement, ensuite, est celui que tout le monde cherche à Nice et que peu d'établissements de cette taille occupent : le Carré d'Or, à quelques centaines de mètres de la mer, dans une rue qui vit toute l'année. Et parce que la constance est là, près de cinq cents voyageurs ayant noté la maison sans que le niveau bouge, ce qui tranche dans une ville où l'offre est pléthorique.
Pourquoi cet emplacement
Le Carré d'Or est ce quadrilatère compris entre la Promenade des Anglais, le jardin Albert Ier et la rue de la Buffa, le morceau de Nice où tout se fait à pied. La mer se rejoint en quelques minutes, la rue Masséna piétonne et ses terrasses sont juste derrière, la place Masséna et sa ligne de tramway à peine plus loin. Le Vieux-Nice et le cours Saleya demandent un quart d'heure de marche le long du bord de mer. Le marché de quartier de la rue de la Buffa règle les courses du matin. Pour l'aéroport, le tramway direct dispense du taxi, ce qui compte sur un séjour court.
L'essentiel en bref
Prix : €€, le milieu de gamme niçois avec un emplacement de premier rang
Ambiance : maison de ville, intime, contemporaine
Chambres : onze, de la simple à la junior suite de vingt-trois mètres carrés
Idéal pour : les couples, les séjours courts, les voyageurs seuls qui comptent tout faire à pied
Notre coup de cœur : le plateau de petit-déjeuner monté dans la chambre à l'heure que l'on choisit
Table : pas de restaurant, mais la rue Masséna et le Vieux-Nice en voisins immédiats
Équipements : climatisation, chambres insonorisées, internet gratuit, petit-déjeuner servi en chambre
À voir autour : la Promenade des Anglais, le jardin Albert Ier, la place Masséna, le Vieux-Nice et le cours Saleya, le musée Masséna
Le petit-déjeuner au lit, pris au sérieux
Il n'y a pas de salle de petit-déjeuner, et c'est un choix plutôt qu'un manque : le plateau monte à l'heure demandée, avec viennoiseries, baguette, beurre de ferme, confitures, miel, yaourts, fromages et charcuterie, jus et boisson chaude. Sur un séjour de deux ou trois nuits en ville, cela change la matinée : on ne descend pas à heure fixe, on n'attend pas de table, et l'on part marcher quand on est prêt. C'est aussi ce qui permet à une maison de onze chambres de proposer un service que beaucoup d'établissements plus grands ont abandonné.
Trois étages, pas d'ascenseur
La maison occupe un immeuble ancien qui n'en possède pas, et mieux vaut le savoir avant de réserver : les bagages montent à la main, et les chambres ne sont pas accessibles aux personnes à mobilité réduite. C'est la contrepartie d'une adresse installée dans un bâtiment de 1900 que l'on n'a pas voulu dénaturer. Les surfaces suivent la même logique, de onze mètres carrés pour la simple à vingt-trois pour la junior suite : on est dans un hôtel de centre-ville, pas dans une villa. Pour qui voyage léger et compte passer ses journées dehors, l'équation se tient parfaitement.